HISTOIRE DE L'EAU A LYON

30/03/2020
HISTOIRE DE L'EAU A LYON
Il a fallu entreprendre des travaux gigantesques pour construire quatre aqueducs et traverser différentes vallées
larges ou profondes. Au fur et à mesure de la construction des aqueducs, les eaux ont été captées de plus en plus
loin et de plus en plus haut, afin de pouvoir atteindre par gravité la cote culminante de Fourvière de 145 m au dessus des fleuves. Ainsi, Lugdunum avec 45 000 à 60 000 m3 journalier, la ville la mieux alimentée en eau
après Rome, est aujourd'hui considérée comme la "capitale mondiale du siphon antique". En effet les
ingénieurs romains ont préféré réaliser des siphons inversés plutôt que de construire des ponts aqueducs dont
certains auraient été de 2 à 3 fois plus hauts que celui du pont du Gard.
Le siphon inversé consiste à faire communiquer deux réservoirs sur le principe des vases communicants au
travers de conduites en plomb. Chaque siphon comportait 8 à 12 conduites en parallèle, jusqu'à des diamètres
de 250 mm et des pressions de l'ordre de 13 bars, pour la vallée de l'Yseron, soit 3 à 4 fois la pression régnant
dans nos robinets d'eau domestique (plus de 100 km de tuyaux en plomb posés et présence d'un double
siphon).
Il existe encore à St Just un remarquable réservoir romain de 15 m sur 16 m, parfaitement conservé. Toutes les
eaux arrivant à Fourvière alimentent prioritairement et gratuitement les fontaines publiques, le service de la rue
est un cadeau de l'Empereur, les excédents sont ensuite drainés jusqu'à la Saône par un réseau d'égout.